Commémoration
date_range 01 Août 2021
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Organisateur :

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Montalieu-Vercieu et Porcieu-Amblagnieu (Isère), 1er août 1944
Le 1er août 1944, une colonne allemande traversant Montalieu-Vercieu (Isère) fut la cible d’un coup de feu tiré par un maquisard.
Les soldats allemands ripostèrent et tuèrent deux résistants et quatre civils à Montalieu-Vercieu et deux résistants dans la commune voisine de Porcieu-Amblagnieu (Isère).

Stèle, Montalieu-Vercieu (Isère), rue du 1er août
Source: Geneanet, licence CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons

Stèle, Porcieu-Amblagnieu (Isère), RD 1075
Source: Photographie Jean-Luc Marquer

Le 17 juin 1944, un groupe d’environ 250 résistants venu du Nord du département de l’Isère s’installa sur les rives du lac d’Ambléon (Ain) dans les contreforts du Jura.
Dirigé par Jo Peysson, un instituteur de Veyrins (aujourd’hui Veyrins-Thuellin, Isère), le maquis d’Ambléon (Ain), fut rattaché au secteur 7 de l’A.S. Isère.
Le 1er août 1944, un groupe de résistants du maquis d’Ambléon fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Vers 13 heures, cinq d’entre eux vinrent se poster dans le jardin de la famille Signorini, à proximité de Montalieu-Vercieu, mais sur la commune de Porcieu-Amblagnieu, en bordure de la RN 75, au lieu-dit "Champlein", pour surveiller le trafic venant de Bourg (aujourd’hui Bourg-en-Bresse, Ain).
Mais vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors par Voiron (Isère) et Les Abrets (Isère) et se dirigeant vers Bourg traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés.
Certains résistants se réfugièrent sur les toits et l’un d’entre eux, Marcel Parisot, fut blessé. Il tomba dans la rue et fut égorgé par un soldat allemand.
Les soldats allemands se répandirent dans le bourg, pillant, dévastant et violant quatre jeunes femmes.
Après leur départ vers 18 heures, le curé de Montalieu découvrit cinq cadavres dans un champ voisin du presbytère. Quatre étaient ceux d’habitants de la commune: Ange Adami, Désiré Barnasson, Paul Varvier et Guido ou Guy Vigano, le cinquième était celui d’un résistant du maquis d’Ambléon: Marcel Amevet.
Les victimes habitant la commune, dont plusieurs avaient des activités dans la Résistance mais qui n’avaient pas pris part à l’engagement, avaient été mitraillées alors qu’elles s’enfuyaient, puis achevées par balles, certaines portant en outre des traces de coups.
Marcel Amevet, blessé lui aussi par balles, avait subi de nombreuses violences perimortem.
Dans le même temps, vers 16 heures, un groupe d’une trentaine de soldats allemands arriva de Montalieu en prenant à revers les maquisards en avant-poste à Champlein.
Les corps de Jo-René Comeau et Joseph Humbert furent trouvés après le départ des Allemands sans que l’on puisse déterminer les conditions exactes de leur mort.
Un monument fut érigé en bordure du champ où furent trouvées cinq des six victimes de Montalieu-Vercieu et la rue prit le nom de "rue du 1er août".
Un autre monument fut édifié à Porcieu-Amblagnieu le long de la RN 75, à proximité du lieu des décès de Joseph Comeau et Joseph Humbert.
Les noms des huit victimes figurent également sur le monument commémoratif du maquis d’Ambléon et sur la partie consacrée au secteur 7 de l’AS Isère du monument aux morts de Bourgoin-Jallieu (Isère).



Liste des victimes:
MONTALIEU-VERCIEU:
ADAMI Ange
AMEVET Marcel
BARNASSON Louis, Désiré
PARISOT Marcel
VARVIER Paul
VIGANO Guido ou Guy
PORCIEU-AMBLAGNIEU:
COMEAU Joseph, René
HUMBERT Jean, Joseph


ADAMI Ange, François, Eugène
Né le 7 septembre 1917 à Menton (Alpes-Maritimes), massacré le 1er août 1944 à Montalieu-Vercieu (Isère); manœuvre; victime civile
Ange, François, Eugène Adami était le fils de Dominique, Urbain et de Marie Libano.
Il épousa Louise, Joséphine Ninzoli. Ils eurent un enfant.
En 1944, il habitait café de la Paix, place Nationale à Antibes (Alpes-Maritimes) où il était manœuvre.
Il vint rendre visite à sa femme, malade, et à son enfant, réfugiés à Montalieu-Vercieu (Isère).
Le 1er août 1944, un groupe de résistants du maquis d’Ambléon fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Mais vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors par Voiron (Isère) et Les Abrets (Isère) et se dirigeant vers Bourg traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés, puis ils se répandirent dans le bourg, pilllant, dévastant, et violant quatre jeunes femmes.
Après leur départ vers 18 heures, le curé de Montalieu découvrit cinq cadavres, dont celui d’Ange Adami, dans un champ voisin du presbytère.
Les victimes avaient été mitraillées alors qu’elles s’enfuyaient, puis achevées par balles, certaines portant en outre des traces de coups.
Ange Adami obtint la mention "Mort pour la France".
Son nom figure sur le monument érigé 2 rue du 1er août à Montalieu-Vercieu, sur le monument aux morts de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon à Ambléon.


AMEVET Marcel, Benoit, Jean-Baptiste
Né le 27 mai 1913 à Lyon IIème arr. (Rhône), mort au combat le 1er août 1944 à Montalieu-Vercieu (Isère); résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur
Marcel, Benoit, Jean-Baptiste Amevet était le fils d’Irénée et de Marie, Louise Richerd.
Il épousa Josette, Jeanne, Sophie Billoud le 7 mars 1936 à Villeubanne (Rhône). Ils eurent au moins une fille.
La famille habitait Saint-Victor-de-Morestel (Isère).
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis d’Ambléon (Ain).
Le 1er août 1944, un groupe de résistants du maquis d’Ambléon dont faisaient partie Marcel Amevet et Marcel Parisot fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Mais vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors par Voiron (Isère) et Les Abrets (Isère) et se dirigeant vers Bourg traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés, puis ils se répandirent dans le bourg, pilllant, dévastant, et violant quatre jeunes femmes.
Marcel Parisot fut blessé puis égorgé.
Après le départ des troupes allemandes vers 18 heures, le curé de Montalieu découvrit cinq cadavres, dont celui de Marcel Amevet, dans un champ voisin du presbytère.
Certaines victimes avaient été mitraillées alors qu’elles s’enfuyaient, puis achevées par balles.
Marcel Amevet, blessé par balles, subit de nombreux coups perimortem qui brisèrent ses os et le défigurèrent.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Son nom figure sur le monument érigé 2 rue du 1er août à Montalieu-Vercieu, sur le monument aux morts de Saint-Victor-de-Morestel, sur celui de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon

BARNASSON Louis, Désiré
Né le 11 décembre 1905 à Saint-Étienne (Loire), massacré le 1er août 1944 à Montalieu-Vercieu (Isère); plombier-zingueur; résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant
Louis, Désiré Barnasson était le fils d’Émile et Marie-Louise Barthélémy.
Il épousa Marguerite, Justine Martin. Ils eurent quatre enfants.
La famille habitait Montalieu-Vercieu où Désiré Barnasson exerçait la profession de plombier-zingueur.
Il devint membre sédentaire de la Résistance.
Le 1er août 1944, un groupe de résistants du maquis d’Ambléon fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Mais vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors par Voiron (Isère) et Les Abrets (Isère) et se dirigeant vers Bourg traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés, puis ils se répandirent dans le bourg, pilllant, dévastant, et violant quatre jeunes femmes.
Désiré Barnasson, qui craignait que ses activités dans la Résistance ne portassent tort à sa famille, décida de quitter son domicile.
Après le départ des troupes allemandes vers 18 heures, le curé de Montalieu découvrit cinq cadavres, dont celui de Désiré Barnasson, dans un champ voisin du presbytère.
Les victimes avaient été mitraillées alors qu’elles s’enfuyaient, puis achevées par balles, certaines portant en outre des traces de coups.
Désiré Barnasson obtint la mention "Mort pour la France", fut homologué membre des Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant.
Son nom figure sur le monument érigé 2 rue du 1er août à Montalieu-Vercieu, sur le monument aux morts de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon à Ambléon.

PARISOT Marcel, Justin
Né le 11 mai 1923 à Saint-Savine (Aube), massacré le 1er août 1944 à Montalieu-Vercieu (Isère); résistant homologué des Forces françaises de l’Intérieur
Marcel, Justin Parisot était le fils de Gabriel, Louis et de Hélène, Eugénie Navarre.
Célibataire, il habitait chez ses parents, 6 rue Jules Ferry à Saint-Savine (Aube).
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis d’Ambléon (Ain).
Le 1er août 1944, un groupe de résistants du maquis d’Ambléon, dont faisaient partie Marcel Parisot et Marcel Amevet, fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Lorsqu’un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors et se dirigeant vers Bourg (aujourd’hui Bourg-en-Bresse, Ain) traversa la localité, les maquisards jugèrent judicieux de se replier.
Mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent des camions en tirant de tous côtés.
Marcel Parisot qui tentait de s’échapper en passant par les toits fut atteint par des balles.
Il tomba dans le passage de la Voûte et un soldat allemand l’acheva en lui tranchant la gorge.
Le corps de Marcel Amevet fut retrouvé après le départ des troupes allemandes.
Marcel Parisot obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Son nom figure sur le monument érigé 2 rue du 1er août à Montalieu-Vercieu, sur le monument aux morts de Sainte-Savine (Aube), sur celui de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon à Ambléon.

VARVIER Paul
Né le 10 août 1910 à Montalieu-Vercieu (Isère), massacré le 1er août 1944 à Montalieu-Vercieu; chaufournier; victime civile
Paul Varvier était le fils de Paul et de Cécile Girerd.
Célibataire, il habitait à Montalieu-Vercieu où il était chaufournier.
Le 1er août 1944, un groupe de résistants du maquis d’Ambléon fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Mais vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors par Voiron (Isère) et Les Abrets (Isère) et se dirigeant vers Bourg traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés, puis ils se répandirent dans le bourg, pilllant, dévastant, et violant quatre jeunes femmes.
Après leur départ vers 18 heures, le curé de Montalieu découvrit cinq cadavres, dont celui de Paul Varvier, dans un champ voisin du presbytère.
Les victimes avaient été mitraillées alors qu’elles s’enfuyaient, puis achevées par balles, certaines portant en outre des traces de coups.
Paul Varvier obtint la mention "Mort pour la France".
Son nom figure sur le monument érigé 2 rue du 1er août à Montalieu-Vercieu, sur le monument aux morts de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon à Ambléon.

VIGANO Guido ou Guy
Né le 18 janvier 1901 à Bareggio (Italie), massacré le 1er août 1944 à Montalieu-Vercieu (Isère); matelassier; résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur
Guido Vigano, couramment appelé Guy, était le fils de Felix et d’Egle Pedroli.
Il épousa Anaïs, Victorine Millat. Ils eurent un enfant.
La famille habitait Montalieu-Vercieu (Isère) où Guido Vigano exerçait la profession de matelassier.
Avec son fils Henri, âgé de vingt ans, il devint membre sédentaire de la Résistance.
Le 1er août 1944, un groupe de résistants du maquis d’Ambléon fut envoyé à Montalieu-Vercieu avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Mais vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors par Voiron (Isère) et Les Abrets (Isère) et se dirigeant vers Bourg traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés, puis ils se répandirent dans le bourg, pilllant, dévastant, et violant quatre jeunes femmes.
Guido Vigano et son fils, qui craignaient que leurs activités dans la Résistance ne leur portassent tort, décidèrent de quitter le domicile familial.
Après le départ des troupes allemandes vers 18 heures, le curé de Montalieu découvrit cinq cadavres, dont celui de Guido Vigano, dans un champ voisin du presbytère.
Les victimes avaient été mitraillées alors qu’elles s’enfuyaient, puis achevées par balles, certaines portant en outre des traces de coups.
Henri Vigano, qui avait pu échapper aux Allemands, vint prévenir sa mère que Guido Vigano avait été tué. Se rendant sur le lieu du massacre, elle ne put que constater la mort de son mari dont la tête portait la trace d’une balle.
Le corps fut transporté au domicile de la famille.
Guido Vigano obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Son nom figure sur le monument érigé 2 rue du 1er août à Montalieu-Vercieu, sur le monument aux morts de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon à Ambléon.

COMEAU Joseph, René dit Jo-René
Né le 23 novembre 1926 à Lyon VIIème arr. (Rhône), mort au combat ou massacré le 1er août 1944 à Porcieu-Amblagnieu (Isère); tourneur sur métaux; résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur
Joseph, René, dit Jo-René, était le fils de Claude, René et de Simone Antoinette Vignal.
Célibataire, il habitait avec sa mère, veuve, 92 rue Baraban à Lyon IIIème arr. (Rhône).
Il était tourneur sur métaux aux Établissements Martin à Villeurbanne (Rhône).
Fin juillet 1944, il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis d’Ambléon (Ain), rattaché au secteur 7 de l’A.S. Isère.
Le 1er août 1944, un groupe de résistants des Forces françaises de l’Intérieur, dont Jo-René Comeau, incorporé depuis trois jours, fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Vers 13 heures, cinq résistants, parmi lesquels se trouvaient Joseph Comeau et Joseph Humbert,vinrent se poster dans le jardin de la famille Signorini, à proximité de Montalieu-Vercieu, mais sur la commune de Porcieu-Amblagnieu, en bordure de la RN 75, au lieu-dit "Champlein".
Vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors et se dirigeant vers Bourg (aujourd’hui Bourg-en-Bresse, Ain) traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés.
Il y eut plusieurs victimes à Montalieu-Vercieu.
Vers 16 heures, un groupe d’une trentaine de soldats allemands arriva de Montalieu en prenant à revers le groupe de résistants posté à Champlein et déclencha une fusillade.
MmeSignorini témoigna pour le Mémorial de l’oppression:
«J’ai entendu crier en français: "Ne tirez plus, il est mort", puis un instant après: "Ne tirez plus, je suis blessé". Enfin, après une rafale ou deux, je n’ai plus rien entendu...»
Après le départ des Allemands, Monsieur et Madame Signorini trouvèrent deux cadavres dans le jardin. Ils avaient été dépouillés de leurs papiers d’identité et de leurs chaussures.
Il ne fut pas possible de dire lequel était mort sur le coup et lequel avait été achevé.
Les deux corps furent transportés à la mairie de Porcieu-Amblagnieu.
Enterrés dans le cimetière communal, ils furent ensuite identifiés comme étant ceux de Joseph Comeau et de Joseph Humbert.
Joseph Comeau obtint la mention "Mort pour la France".
Son nom figure sur la stèle érigée sur le lieu de l’exécution à Porcieu-Amblagnieu, sur le monument aux morts de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon à Ambléon.

HUMBERT Jean, Joseph
Né le 23 avril 1918 à Saint-Didier-de-la-Tour (Isère), mort au combat ou massacré le 1er août 1944 à Porcieu-Amblagnieu (Isère); cultivateur; résistant homologué forces françaises de l’Intérieur
Jean, Joseph Humbert était le fils de Louis, Charles et de Colette, Françoise Perrier.
Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier en 1940. Il fut rapatrié le 29 septembre 1941 comme ainé de six enfants.
Célibataire, il habitait avec ses frères et sœurs et sa mère, veuve.
Il travaillait à la ferme familiale à Saint-Didier-de-la-Tour (Isère).
Vers la mi juillet 1944, il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis d’Ambléon (Ain), rattaché au secteur 7 de l’A.S. Isère.
Le 1er août 1944, un groupe de résistants des Forces françaises de l’Intérieur, dont Joseph Humbert, incorporé depuis quelques jours, fut envoyé à Montalieu-Vercieu (Isère) avec pour mission de réquisitionner des véhicules automobiles.
Vers 13 heures, cinq résistants, parmi lesquels se trouvaient Joseph Humbert et Jo-René Comeau,vinrent se poster dans le jardin de la famille Signorini, à proximité de Montalieu-Vercieu, mais sur la commune de Porcieu-Amblagnieu, en bordure de la RN 75, au lieu-dit "Champlein".
Vers 14h30, un convoi allemand fort d’environ 500 hommes venant du Vercors et se dirigeant vers Bourg (aujourd’hui Bourg-en-Bresse, Ain) traversa Montalieu-Vercieu. Les maquisards jugèrent alors judicieux de se replier mais un coup de feu tiré par l’un d’entre eux signala leur présence à l’ennemi.
Les soldats allemands descendirent alors des camions en tirant de tous côtés.
Il y eut plusieurs victimes à Montalieu-Vercieu.
Vers 16 heures, un groupe d’une trentaine de soldats allemands arriva de Montalieu en prenant à revers le groupe de résistants posté à Champlein et déclencha une fusillade.
MmeSignorini témoigna pour le Mémorial de l’oppression:
«J’ai entendu crier en français: "Ne tirez plus, il est mort", puis un instant après: "Ne tirez plus, je suis blessé". Enfin, après une rafale ou deux, je n’ai plus rien entendu...»
Après le départ des Allemands, Monsieur et Madame Signorini trouvèrent deux cadavres dans le jardin. Ils avaient été dépouillés de leurs papiers d’identité et de leurs chaussures.
Il ne fut pas possible de dire lequel était mort sur le coup et lequel avait été achevé.
Les deux corps furent transportés à la mairie de Porcieu-Amblagnieu.
Enterrés dans le cimetière communal, ils furent ensuite identifiés comme étant ceux de Joseph Humbert et de Joseph Comeau.
Joseph Humbert obtint la mention "Mort pour la France".
Son nom figure sur la stèle érigée sur le lieu de l’exécution à Porcieu-Amblagnieu, sur le monument aux morts de Saint-Didier-de-la-Tour, sur celui de Bourgoin-Jallieu: Les Résistants du secteur 7 à leurs camarades... (Isère) et sur le mémorial du maquis d’Ambléon à Ambléon.

 

stele_montalieu.jpg

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